TERUG

 

 

CETTE PAGE EST DEDIEE AUX BRANCARDIERS, MODESTES HEROS DANS L'OMBRE

 

Le corps de brancardiers de 1914/18 était essentiellement composé de séminaristes, prêtres, instituteurs.
Ils furent mobilisés pour former l'effectif des colonnes d'ambuilances (300 brancardiers par colonne - une colonne par division).

Ces jeunes gens se retrouvaient sous les armes sans aucune formation militaire. Tous n'étaient même pas équipés d'un uniforme et portaient une petite calotte à bandes rouges ou bleues sur la tête.
Ils ne cachaient pas leur désappointement par les mesures discriminatoires à leur égard.
Pas de promotion, rares étaient les distinctions honorifiques pour action d'éclat, comme secourir un blessé au péril de sa vie.
De ce fait, , nombreuses sont les demandes de passage dans les rangs combattants.

En 1915, on manque de brancardiers et le C.I.B.E. (centre d'instruction de brancardiers infirmiers) est créé.
En 15 jours d'instruction intensive on leur inculque les notions sommaires de brancardage. Les élèves sont issus des autres centres d'instruction et de dépôts de convalescents.
Le déficit en brancardiers reste néanmoins tel qu'il fallut employer dans les régiments des musiciens comme brancardiers.

Chaque division d'armée comprenait une colonne d'ambulances de 300 brancardiers, dont la fonction était d'évacuer les blessés vers l'arrière.

 



Il fallait un courage à toute épreuve, aussi bien aux blessés (qui attendaient parfois de longues heures avant d'être secourus) qu'aux brancardiers, obligés de traverser des zones découvertes et dangereuses, même la nuit.
Les pansements ou garrots n'arrêtant pas toujours les hémorragies, les blessés mourraient exsangues avant d'être évacués.

La guerre de position permit cependant au Service de Santé de s'organiser de manière plus efficace en créant des hôpitaux, comme par exemple celui de La Panne, avec l'aide de la Croix Rouge.

Les brancardiers n'avaient pas que des tâches d'assistance médicale, pour chasser le cafard , le branciardier organisait des jeux, des concours, ils remplacaient à la corvée les hommes fatigués, portaient leur fusil, écrivaient des lettres pour les illetrés.

Ils aidaient les aumôniers à créer des bibliothèques, où l'on trouvait des livres, mais surtout les journaux qui faisaient la joie des soldats.
Chaque jour, malgré le danger, un brancardier portait jusqu'aux avant-postes les journaux tant attendus.

Leur dévouement leur assure l'estime, la gratitude et même l'affection des soldats. 250 d'entre eux y laissèrent la vie.

D'après "Etre brancardier en 14/18", docteur Patrick Loodts.
Avec mes remerciements.
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